Après moult réflexions, j'ai eu envie de consacrer un petit article au travail de nuit. J'ai eu la chance de vivre cette expérience. Oui oui, la chance. J'estime plus avantageux de faire une première tentative durant nos études, plutôt que se lancer directement dans le grand bain une fois diplômé. J'ai ainsi pu savoir si oui ou non, ce rythme était fait pour moi. Et bien, la réponse est non. Pourtant, j'ai passé des moments extraordinaires ; c'est durant cette période que j'ai appris à travailler en totale autonomie, et que les infirmières qui m'ont encadrées me laissaient gérer toute l'aile du service (sous leur œil attentif -ou presque...-, bien entendu).
Le travail de nuit, c'est avant tout un rythme à prendre. J'admire énormément les personnes qui font ça depuis plusieurs années. Je ne sais pas comment elles arrivent à tenir... Pour ma part, je dirais que c'est une autre approche, toute aussi intéressante, de la prise en charge infirmière. La nuit, on est seul... Incontestablement seul. Par là j'entends, à part un urgentiste et un réanimateur de garde, pas de médecin sur qui nous rabattre si un patient a un petit souci. Ne jamais commettre l'erreur de les déranger pour un simple petit bobo.. Malheur à vous !
La nuit, c'est aussi autre chose parce qu'on a plus de temps à accorder aux patients. On peut les écouter encore plus attentivement, prendre le temps de leur parler, de les rassurer. Ce sont des choses que l'on fait de jour, bien entendu. Toutefois, je dirais que le rythme est plus soutenu. J'exclus dans cela les services qui tournent à un rythme effréné 24h/24 (réanimation, urgences et j'en passe...).
La nuit, c'est aussi autre chose parce qu'on a plus de temps à accorder aux patients. On peut les écouter encore plus attentivement, prendre le temps de leur parler, de les rassurer. Ce sont des choses que l'on fait de jour, bien entendu. Toutefois, je dirais que le rythme est plus soutenu. J'exclus dans cela les services qui tournent à un rythme effréné 24h/24 (réanimation, urgences et j'en passe...).
Mais la nuit, c'est aussi prendre son dîner à 23h, voire minuit ; se coucher à 8h du matin, et se relever à 16h. La nuit, c'est prendre son déjeuner à 17h, et ne voir ses proches qu'une heure dans la journée. Pour ma part, c'est là la principale difficulté que j'ai rencontré : une certaine forme d'isolement social... Je n'aurais jamais si peu vu ma famille et mes amis que durant cette période. Malgré tout, ce stage m'aura laissé un très bon souvenir, et j'y ai vécu des expériences extraordinaires. Une fois encore, je voudrais remercier cette merveilleuse équipe, sans qui ce stage n'aurait pas été ce qu'il fut pour moi. Merci.
Et vous, avez-vous déjà eu l'occasion de travailler de nuit en tant qu'étudiant ? Qu'en avez-vous pensé, retenu ? N'hésitez pas à partager vos propres expériences !
Et vous, avez-vous déjà eu l'occasion de travailler de nuit en tant qu'étudiant ? Qu'en avez-vous pensé, retenu ? N'hésitez pas à partager vos propres expériences !
