Je reviens sur ce blog très régulièrement, sans vraiment oser écrire un nouvel article. Ce qui est assez idiot puisque c'était le but premier de cette page lorsque je l'ai créée.
J'ai relu mes descriptions ; parle-t-on encore d'infirmière "nouvelle" diplômée alors que ça fait déjà plus d'un an que je suis en poste ? Le temps passe, il file à une vitesse incroyable. J'ai l'impression que j'ai commencé hier, pourtant j'ai la sensation de n'être déjà plus tout à fait la même qu'à mes débuts. Logique, me direz-vous.
Ce métier, je le pratique réellement avec tout mon coeur, malgré les nombreux obstacles rencontrés. Je l'aimais déjà depuis mon statut d'étudiante, et je l'adore toujours autant. C'est juste que certains jours sont plus difficiles à gérer que d'autres.
Restriction budgétaire, manque de personnel, changement de service pour dépannage... J'en passe des vertes et des pas mûres.
Malgré tout, on en redemande. Chaque jour, on enfile cette fameuse blouse blanche, on entre dans le service, on toque à une porte, et on sourit. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'est un sourire spontané qui s'affiche sur mon visage. Il n'est que très rarement forcé ; j'ai plaisir à saluer ce patient qui, la veille, m'a fait une multitude de compliments. Je suis ravie de retrouver cette patiente qui, chaque jour, me propose inlassablement ces chocolats que je déteste pour me remercier de "mes bons soins". Ce sont les sourires et les "merci" de tous ces patients (trop nombreux...) que je prends en charge qui me font revenir chaque jour. Ceux qui te disent "merci" alors que tu viens de les perfuser après une troisième tentative ; eux-mêmes qui te remercient encore après un pansement très douloureux. Certes, tous ne sont pas comme ça, mais c'est à ces moments que je me raccroche pour avancer et évoluer.
Alors à mon tour, je souhaiterais leur dire "merci", merci pour tout.
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